Moonlight traite du célèbre mythe du grand méchant loup qui, au moyen âge, servait notamment de morale pour les enfants, leur promettant une mort certaine s’ils osaient s’aventurer dehors à la nuit tombée. Selon Bruno Bettelheim, auteur de la Psychanalyse des contes de fées, le loup incarne la figure masculine en tant que prédateur sexuel dans Le Petit Chaperon rouge de Charles Perrault. Il s’agit donc d’un sujet ancien restant très actuel (viol, pédophilie, etc).

L’oeuvre artistique de référence pour Peurs d’enfant est le Théâtre d’ombre de Christian Boltanski. La série se rapproche aussi de l’univers de Tim Burton (Edouard aux mains d’argent). Il ne s’agit pas d’une simple représentation de peurs enfantines. Le sujet touche au subconscient et à la signification libidinale de peurs comme celle du loup, ou du noir. Le lien à l’enfance, à la réminiscence, associée aux couleurs et au médium employés plongent le spectateur dans un univers de fantasme et de rêve.

Série
Peurs d'enfant

Technique
Pastels secs, 50 x 65 cm.

Réalisation
Paris, 2017.